Travaux, projets et enquêtes publiques

Parlons de Breuillet

Après l’Enquête Qualité « Votre regard sur Breuillet » menée en 2024,
nous vous donnons des rendez-vous en 2025 pour des Réunions publiques :

Lundi 27 janvier « Une Ville responsable » 
Lundi 3 mars « Une Ville solidaire » 
Lundi 31 mars « Une Ville d’avenir » 
Lundi 28 avril « Une Ville à l’écoute » 
Lundi 19 mai « Une Ville sûre » 
Lundi 16 juin « Une Ville festive »


19 h 30 - Salle du Chapitre en Mairie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du mois d’octobre au mois de décembre 2024, la Municipalité de Breuillet a proposé une enquête « Votre Regard sur Breuillet » auprès de ses administrés, les interrogeant sur leur ville et leur qualité de vie. 
Afin de poursuivre la réflexion, l’information et l’échange, six réunions publiques sont prévues de janvier à juin 2025. 
La première s’est tenue le lundi 27 janvier sur le thème « Une Ville Responsable ».

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L’évolution du Plan Local d’Urbanisme

Après une large concertation, qui s’est déroulée sur plusieurs années (réunions publiques et forum, dossier dans le Breuillet Mag, plateforme citoyenne, enquête publique…), la révision du Plan Local d’Urbanisme arrive à son terme. Pour mémoire, 4 grandes orientations ont été définies pour l’avenir de la commune :

  • Maitriser le développement urbain
  • Promouvoir un urbanisme durable
  • Vivre Breuillet au quotidien : adapter les équipements, services et commerces aux besoins des habitants et aux moyens de la commune
  • Affirmer la place de Breuillet au sein de Cœur d’Essonne Agglomération

À la suite de l’enquête qualité, 97 % des Breuilletois approuvent ces orientations. Ils estiment qu’elles sont indispensables pour maintenir l’équilibre entre les espaces construits et les espaces naturels et agricoles.

S’agissant de l’évolution de la population qui est passée au cours des 15 dernières années de 8319 à 8997 habitants, soit une augmentation de 8.1 %, 77.6 % des Breuilletois souhaitent que cette trajectoire se poursuive et 22.4 % estiment qu’il faut la limiter davantage.

De nombreuses remarques viennent rappeler l’importance de prendre le temps d’accueillir et d’intégrer les nouvelles populations pour consolider les liens entre les habitants. Pour les personnes interrogées, cela permet aussi de maitriser le bon développement et les équilibres au sein de la commune.

Des interrogations se posent sur la localisation des nouvelles constructions. La municipalité rappelle que la zone du Pont des Gains, identifiée depuis 2013 dans le PLU, est la seule amenée à se développer au cours des 15 prochaines années. C’est donc elle qui concentrera la quasi-totalité des futurs programme de construction.

Concernant, la nouvelle réglementation du PLU qui limite la possibilité de construction sur les petites parcelles, la municipalité explique qu’elle veut empêcher les subdivisons de terrains et une trop forte densification sur de très petits espaces. Certains propriétaires concernés regrettent cette modification même si ils comprennent les objectifs.

Un échange sur les terres agricoles confirme que ces zones n’évolueront pas et resteront non-constructible. L’absence d’agriculteurs n’est pas le fait de la municipalité. Madame le maire informe l’assemblée qu’a terme un agriculteur pourrait s’installer sur la commune dans le cadre du projet « Sésame » porté par Cœur d’Essonne Agglomération. La municipalité ayant fait valoir son intérêt pour ce dispositif, des terrains susceptibles de l’accueillir ont été réservés.

 

La politique de logement

Sur l’obligation de disposer de 25 % de logements sociaux sur son territoire, la municipalité rappelle qu’actuellement, Breuillet compte 21,5 % de logements sociaux contre 18,6 % en 2017. Elle doit donc s’acquitter d’une pénalité annuelle de 30 000 €. Ce montant a été minorée par les services de l’Etat dans la mesure où la commune a pris des engagements pour augmenter la part de son parc social dans le cadre d’un contrat triennal.

51.7 % des Breuilletois préfèrent payer une pénalité plutôt que de se mettre en conformité avec la loi (et donc payer potentiellement plus d’impôts). 48.4 % estiment que la construction de logements sociaux doit se poursuivre pour atteindre les obligations légales.

Pour rappel, un logement social est géré par un bailleur et son attribution est soumise à des conditions de revenus ou alors à une situation sociale et/ou professionnelle particulière. Ce n’est pas la ville qui décide de leur attribution. Par ailleurs, il existe plusieurs catégories de logement social. Tous ont des loyers et des plafonds de ressources différents. Il est rappelé que les bailleurs sont bien soumis au paiement de la taxe foncière.

Pour le projet du Pont des Gains qui prévoit 30 % de logement social, la commune envisage des résidences ou hébergements spécifiques qui contribueront à atteindre cette obligation (EPHAD, Logements pour les forces de l’ordre, structure d'accueil de personnes présentant un handicap…).

Sur une commune, la diversité du parc de logements, privé ou social, et les différentes typologie (du studio au F5) est essentielle pour la population car ils offrent un véritable parcours résidentiel permettant de répondre aux différentes envies/besoins.

 

Les espaces naturels et agricoles  

Au cours des dernières années, la municipalité a décidé d’acquérir et d’aménager des espaces naturels ou agricoles pour les protéger et les ouvrir au public quand cela est possible : exemple avec le Parc du Colombier et l’étang de Malassis. Par ailleurs, tous les espaces naturels et agricoles ont été préservés (aucune construction n’y a été autorisée). Ainsi, la ville a augmenté de plus de 10 hectares ses espaces naturels ou agricoles.

Sur ce sujet, la population est unanime et 100 % des Breuilletois sont favorables à cette démarche. Des remarques sont néanmoins formulées sur le rôle et l’entretien de ces espaces dans la mesure où ils participent également à la lutte contre les inondations. En effet, ils participent à augmenter nos capacités pour permettre les extensions de crues. A ce titre, les parcs peuvent être amenés à être fermés pour des raisons de sécurité.

Pour l’entretien de ces espaces, la municipalité rappelle que nous pratiquons le fauchage raisonné, méthode alternative permettant d’être plus respectueux de l’environnement en alliant l’entretien, la sécurité des usagers et la préservation de la biodiversité. La date de fauche est retardée au maximum pour éviter d’interagir sur le cycle de vie de la faune et de la flore.

 

Le parc du Colombier

Le parc du Colombier a ouvert ses portes en mai 2023. A 85.5 %, les Breuilletois sont satisfaits de ce nouvel équipement public.

Le cheminement piéton, l’aire de jeux et le cadre général constituent les points fortement appréciés par les usagers. Parmi les points d’amélioration, la mise en place d’animation plus fréquentes est formulée. Des animations environnementales mais aussi des offres de restaurations ponctuelles.

Des remarques sont émises sur les jours et les horaires d’ouverture avec pour finalité la possibilité d’accéder au parc plus fréquemment et plutôt le matin, notamment pendant la période estivale.

 

L’aménagement du centre-ville

La Municipalité envisage un réaménagement du centre-ville de la commune avec l’ambition de renaturer cet espace et diminuer autant que possible l’imperméabilisation des sols (lutte contre les inondations). En complément de ces aménagements, 73.7% des breuilletois sont favorables au développement d’un centre-ville en partie piéton.

Dans un premier temps, la piétonisation du centre-ville pourrait être ponctuelle notamment dans le cadre d’animations spécifiques comme pour les vendredis festifs. Ce travail doit être mené conjointement avec l’ensemble des commerçants et des riverains concernés. L’objectifs étant d’avoir une zone sécurisée et dynamique, ou l’on aime se retrouver. Les aménagements futurs permettront de se réapproprier les espaces pour les rendre plus fonctionnels à la détente et aux rassemblements. Il est aussi rappelé que plusieurs ateliers ont eu lieu à ce sujet ayant pour objectif également important la limitation du ruissellement des eaux pluviales.

Du mois d’octobre au mois de décembre 2024, la Municipalité de Breuillet a proposé une enquête « Votre Regard sur Breuillet » auprès de ses administrés, les interrogeant sur leur ville et leur qualité de vie. 
Afin de poursuivre la réflexion, l’information et l’échange, six réunions publiques sont prévues de janvier à juin 2025. 
La deuxième réunion s’est tenue le lundi 3 mars sur le thème « Une Ville Solidaire ».

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L’enfance et la jeunesse  
La Ville de Breuillet propose de nombreuses activités en direction des enfants et des jeunes : Accueil de loisirs, Structure jeunesse, Ressource Jeunes (aide au permis de conduire, formation BAFA, accueil des jeunes en stage), séjours de vacances, valorisation de la réussite scolaire…
À la suite de l’enquête qualité, 95,6 % des Breuilletois estiment qu’il faut poursuivre dans ce sens.  
Les premières remarques viennent rappeler l’importance des politiques publiques liées à ces secteurs. Les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain et il convient de les accompagner autant que possible pour qu’ils puissent s’épanouir et devenir autonome. Même si la question des coûts demeure toujours un point de vigilance, chacun s’accorde sur le fait que les budgets consacrés à ces politiques publiques doivent être à la hauteur des enjeux. 
Madame le Maire rappelle que la Municipalité alloue plus de 25 % de son budget annuel pour l’éducation, l’enfance et la jeunesse.
Parmi les retours formulés, la question des séjours en dehors de la commune revient à plusieurs reprises dans la mesure où certains soulignent le manque d’offres. Mme le Maire indique que les propositions de séjours ont été réduites puis arrêtées par manque d’inscription. En contrepartie, les courts séjours ou la formule stage de sport pendant les vacances se sont développés pour offrir des solutions alternatives. 
Pour les stages de sport, il est demandé de communiquer plus en amont sur les dates et les disciplines proposées d’autant plus qu’ils sont très appréciés par les enfants et leur prix est très attractif. 
Concernant les dispositifs à destination des jeunes, ils sont bien reconduits mais il est à noter que les enveloppes budgétaires ne sont pas toujours consommées, faute de volontaires (exemple : aide au permis de conduire). Les dispositifs proposés par le Conseil départemental de l’Essonne sont suspendus pour 2025.  
 

La modernisation des écoles et des Accueils de loisirs 

La Ville réalise des investissements pour améliorer les conditions d’accueil des enfants et favoriser la pratique sportive (nouvel Accueil de loisirs, création du Gymnase des Larris, cours « Oasis » des Graviers…) et une enveloppe budgétaire annuelle de 150 000 € est consacrée à l’entretien et la modernisation des locaux scolaires.
94,3 % des Breuilletois sont favorables à ces orientations et considèrent que cela doit faire partie des priorités de l’action municipale.
Madame le Maire revient sur les investissements réalisés au cours des dernières années notamment sur la construction de l’Accueil de loisirs et du Gymnase des Larris. Elle rappelle que ce projet a démarré en 2014 et que le choix du site d’implantation de la structure était lié à l’espace disponible (la cour de l’école Camille Magné disposant d’une très grande superficie). 
Certaines remarques formulées dans l’enquête qualité sur cette question font apparaitre un sentiment de différence de traitement entre les groupes scolaires avec des investissements plus importants à Camille Magné/Les Graviers. Madame le Maire explique que la Municipalité répond aux demandes et aux besoins sans distinction. 
Concernant l’occupation du nouveau gymnase, des familles s’interrogent sur sa sous-utilisation par les écoles, cela serait en partie lié à un manque de matériel disponible sur place. 
Sur ce point, il est rappelé que les écoles disposent de leur propre matériel, au-delà de celui qui est stocké au gymnase et qui est mutualisé entre les différents usagers. Les locaux de rangements étant limités, il est parfois nécessaire de transporter du matériel. S’agissant des parcours de mobilité, ils sont dans les écoles et ne peuvent être déplacés (pas possible de l’installer et le désinstaller pour chaque séance car un contrôle de conformité devrait être effectué à chaque fois). 
Les écoles ont la possibilité, une fois par trimestre, de demander au service Technique de la Ville, le transport de matériel stocké au gymnase de la Plaine des Sports pour organiser des séances spécifiques. 
Sur le temps du midi, il est difficile d’organiser des activités sportives dans la mesure où les animateurs sont mobilisés en priorité pour assurer le bon fonctionnement de la restauration scolaire avec des effectifs de plus en plus importants. 
En soirée et en week-end, le gymnase est très fréquenté par les associations sportives. Pendant les vacances, l’Accueil de loisirs utilise tous les jours le gymnase. 
Une question est posée sur l’accessibilité sur l’école Port-Sud pour les élèves à mobilité réduite. En cas d’incendie, on ne peut pas faire fonctionner les ascenseurs, par conséquent l’élève doit être porté par un adulte. Ce dispositif est bien validé par les services de secours. Par ailleurs, dans le cadre du PPMS (Plan Particulier de Mise en Sûreté), l’équipe enseignante a déterminé un lieu pour de regroupement pour des élèves concernés. 
En complément d’information, un parent d’élève précise qu’un dispositif de chaise amovible existe dans certains bâtiments administratifs pour faire descendre si besoin un élève en situation de handicap moteur. La Municipalité étudiera la faisabilité et le coût de ce dispositif dans les écoles de la Ville. 
 

La restauration scolaire 

Concernant la restauration scolaire, depuis plusieurs années, la Ville s’engage en faveur d’une alimentation qui privilégie les produits bio, locaux et labellisés au-delà des exigences légales. 
92,2 % des Breuilletois considèrent que c’est indispensable et qu’il faut poursuivre dans ce sens. 
Madame le Maire indique que dans les remarques formulées sur ce sujet, l’importance de privilégier les circuits courts et locaux revient régulièrement, sans être obligatoirement des produits bio. 
Concernant les interrogations sur les coûts des repas, Madame Brunel, adjointe au Maire en charge de l’Enfance et de la Jeunesse, rappelle que les 3 premières tranches du quotient familial bénéficient du dispositif « Cantine à 1 € » mis en place depuis 2020 sous certaines conditions par les services de l’Etat. Cela explique la différence de coût entre les 3 premières tranches et les suivantes car ce n’est réellement le tarif communal qui s’applique. Cela demeurera aussi longtemps que le dispositif de l’Etat sera en place.  
Pour rappel, la municipalité prend à sa charge à minima 
51 % du coût réel du repas. Chaque année, pour la restauration scolaire le reste à charge global pour la commune est de plus de 700 000 € .
Plusieurs participants soulignent que pour de nombreuses familles, le prix de la restauration scolaire a un impact important dans leur budget et que les hausses éventuelles doivent donc être mesurées. Madame le Maire indique que depuis plusieurs années les augmentations sont fixées en deçà de l’inflation.
Une parent d’élève revient sur le fait qu’au cours des dernières années, on peut être satisfait de constater qu’il y a de moins en moins de gâchis alimentaires. Le travail de sensibilisation porte ses fruits et il faut poursuivre dans ce sens. 


La Petite-Enfance 

Domaine de compétence de Cœur d’Essonne Agglomération, la Petite-Enfance reste néanmoins une des priorités de la Municipalité. Ainsi, nous avons obtenu la rénovation et l’agrandissement du multi-accueil de la Maison des Larris qui permet d’accueillir plus d’enfants et dans de meilleures conditions.
82,9 % estiment qu’il faut poursuivre le développement des structures d’accueil pour les tout-petits sur la commune et 69,5 % précisent que la diversité des dispositifs d’accueil est suffisante. 
Au-delà des structures, il est précisé que la commune compte beaucoup d’assistantes maternelles indépendantes et cela contribue à étoffer l’offre pour les familles.  
Dans le cadre de la réhabilitation du multi-accueil de la Maison des Larris, le Relais Petite-Enfance (RPE) a fait l’objet d’une rénovation. Cela permet d’accueillir les professionnels et les enfants dans des locaux de qualité. Pour autant, des assistantes maternelles estiment que l’espace disponible est trop petit. 
Les demandes d’occupation sont nombreuses et obligent à une rotation importante, de ce fait, il n’est possible de s’y rendre qu’une seule fois toutes les 6 semaines. Cela est trop peu d’autant plus qu’il n’y a pas d’autres structures de ce type sur la commune, mise à part la Médiathèque du Moulin des Muses malheureusement fermée temporairement à la suite des inondations. [Renseignements pris auprès du service Petite-enfance de Cœur d’Essonne Agglomération, il est possible de s’y rendre 2 fois entre chaque période de vacances scolaires].
Madame le Maire indique que notre médiathécaire peut proposer sur demande des animations spécifiques à destination des tout-petits. 
Les assistantes maternelles profitent des espaces extérieurs (parcs de la Ville) pour promener les enfants mais regrettent le nombre trop important de déjections canines. Madame le Maire précise que la commune dispose pourtant de 40 « Toutounet » et que des campagnes de sensibilisation sont régulièrement menées. L’incivisme de certains propriétaires canins est regrettable mais réel.


Les Seniors 

Tout au long de l’année, des actions sont mises en place au profit des Seniors par l’équipe du CCAS : animations, sorties et séjours, services à domicile, colis de Noël, banquet des Seniors, plan canicule. Le Conseil Municipal des Seniors (CMS) est d’ailleurs très impliqué dans la programmation des activités proposées à nos aînés.
91,8 % des Breuilletois pensent que la politique d’accompagnement, d’activités et de services proposés répond aux attentes et aux besoins. 
Parmi les remarques formulées dans l’enquête qualité, deux sujets reviennent à plusieurs reprises : La communication à destination des seniors qui doit être mieux ciblée afin de bien faire connaitre toutes les actions proposées par la Municipalité. La création d’un nouveau lieu avec la salle « La Parenthèse » et les animations proposées dans cet espace de vie sociale, sont très appréciées.  
Concernant notre Centre Communale d’Action Sociale (CCAS), l’écoute et la disponibilité des agents municipaux sont des points essentiels et cela doit continuer ainsi. 
Pour répondre à certains retours, Madame le Maire précise que toutes les activités à destination des seniors sont ouvertes à tous, aux nouveaux comme aux anciens. Il suffit de s’inscrire dans les délais et sous réserve du nombre de places disponibles en fonction des événements. 
Pour information, le club de l’amitié a cessé son activité en 2024. Afin de permettre aux adhérents du club, qui le souhaitent, de poursuivre l’activité proposée le jeudi après-midi (jeux de cartes), la retraite sportive a décidé de prendre en charge l’animation. 
Des Breuilletois proposent de travailler à la mise en place d’une correspondance avec les seniors de la commune pour lutter contre l’isolement. A l’époque de la crise sanitaire, une correspondance avait été développée entre le Conseil Municipal des Enfants (CME) et des seniors isolés. Madame le Maire propose d’étudier cette proposition notamment avec l’Accueil de loisirs. 


La santé 

Même si cela n’est pas une compétence de la commune, la Municipalité a décidé d’agir au quotidien pour assurer une offre de soins adaptée aux besoins de la population : recherche de praticiens, mise à disposition de locaux, installation d’une cabine de télémédecine à la Mairie en 2021 (transférée à la pharmacie du centre depuis 2024). La commune travaille actuellement sur la création d’une maison de santé pluridisciplinaire. 
83,1 % des Breuilletois souhaitent que la commune prenne en charge via son budget, une partie des frais pour faire venir des praticiens (loyers, rémunérations…). 
Tout le monde s’accorde à dire que c’est un sujet de préoccupation important pour la population. Il est de plus de plus difficile, notamment pour les nouveaux arrivants, de trouver un médecin traitant. Obtenir un simple rendez-vous est parfois compliqué. 
Il est rappelé que si la santé est une compétence régalienne de l’Etat, force est de constater que chaque territoire s’organise à l’échelle de son bassin de vie pour développer son attractivité dans le but de faire venir des praticiens. L’action des services de l’État ne permet pas de répondre aux besoins. Il est donc nécessaire de construire des projets réunissant différents praticiens qui souhaitent désormais travailler au sein de structures pluridisciplinaires, notamment pour mutualiser les tâches administratives et pouvoir mieux communiquer entre professionnels de santé. 
La Ville de Breuillet, accompagnée d’un cabinet d’étude spécialisé, accompagne les praticiens volontaires de la commune pour atteindre cet objectif. Les travaux d’aménagement des futurs locaux susceptibles d’accueillir les futurs praticiens sont à la charge de la commune et estimés à ce jour à environ 300 000 €.

Du mois d’octobre au mois de décembre 2024, la Municipalité de Breuillet a proposé une enquête « Votre Regard sur Breuillet » auprès de ses administrés, les interrogeant sur leur ville et leur qualité de vie. 
Afin de poursuivre la réflexion, l’information et l’échange, six réunions publiques sont prévues de janvier à juin 2025. 
La troisième réunion s’est tenue le lundi 31 mars sur le thème « Une Ville d’Avenir ».

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Les finances locales

La baisse des dotations de l’État, la disparition de la taxe d’habitation et l’augmentation importante des coûts de l’énergie et des matières premières, ont contraint la Municipalité à augmenter la taxe foncière en 2021 pour maintenir son budget à l’équilibre et préserver les services publics. Face à cette situation, il est indispensable d’interroger la population sur les orientations à prendre en matière de fiscalité locale dans le but de pouvoir maintenir l’équilibre budgétaire (La « règle de l’équilibre réel » implique l’obligation d’un équilibre entre les recettes et les dépenses des collectivités locales. Cela signifie que les collectivités doivent adopter des budgets en équilibre qui ne présentent pas de déficit).

Après analyse de l’enquête qualité, il ressort que 56,2 % des Breuilletois estiment qu’il faut revaloriser annuellement les tarifs des prestations municipales (sachant que la commune prend à sa charge au moins 50% du coût réel de chaque prestation), tandis que 26 % considèrent que l’on doit réduire les prestations ou les services publics municipaux. 17,8 % des Breuilletois sont favorables à une augmentation progressive des impôts pour maintenir un niveau de recette suffisant et ainsi préserver les services publics.

Pour bien comprendre les enjeux financiers auxquels la Ville de Breuillet doit faire face, Madame le Maire présente l’évolution du budget de fonctionnement de la commune depuis 2020. Les grands chapitres de dépenses sont présentés notamment les charges de personnel (employés municipaux) et les charges à caractère générale, qui comprennent en grande partie les coûts de fonctionnement des services et des équipements publics. Madame le Maire rappelle qu’au cours de ce mandat (2020-2026), les collectivités locales ont dû faire face à une crise sanitaire (COVID 19) et une forte inflation marquée par une augmentation très importante des coûts de l’énergie, des matières premières et des denrées alimentaires. A signaler la très forte augmentation du coût de l’énergie qui a multiplié par 2 son poids dans le budget entre 2021 et 2025. Par ailleurs, plusieurs décisions gouvernementales qui ont engendré une revalorisation de la rémunération des fonctionnaires territoriaux, entièrement à la charge  communes (non compensée par l’État). Les charges de personnel ont donc augmenté tandis que le nombre d’agents est resté identique. Cela a beaucoup pesé sur les budgets de la commune. Dans le même temps, les dotations de l’Etat ont continué à diminuer, notamment en raison de la suppression de la taxe d’habitation qui n’est pas intégralement compensée.

Pour ces raisons, dans le cadre de la préparation budgétaire, Madame le Maire demande chaque année aux services municipaux de réduire si possible leur coût de fonctionnement de 3 % tout en maintenant une qualité de service. Ainsi des économies ont pu être réalisées (fluides, téléphonie mobile, augmentation des commandes groupées avec Cœur d’Essonne Agglomération, mutualisation d’événements festifs).

À noter que depuis 2015, la commune vote annuellement une revalorisation de ses tarifs mais que cette dernière est en toujours en dessous du coût de l’inflation. Pour rappel, la commune prend toujours à sa charge au moins 50 % du coût réel de chaque prestation (restauration scolaire, Accueils de loisirs, sortie culturelle…). Une remarque est formulée à propos de l’entretien des espaces publics pour savoir dans quelle mesure la commune fait appel à des entreprises extérieures et s’il n’est pas plus intéressant d’externaliser complétement certains services municipaux. Madame le Maire précise qu’effectivement pour l’entretien des espaces verts ou même des équipements publics la commune fait appel à des entreprises extérieures pour certaines parties. En effet, la ville ne dispose pas toujours des moyens humains, techniques ou matériel pour assurer certaines prestations. Par ailleurs, dans plusieurs secteurs d’activités, il est de plus en plus difficile de recruter du personnel. Dans le même temps, les agents municipaux, notamment ceux des services Techniques, peuvent être touchés au cours de leur carrière par une usure professionnelle liée à la pénibilité au travail. Dans la mesure du possible la ville propose aux agents concernés un reclassement professionnel.

Pour donner suite à une question, Madame le Maire précise que les dépenses à venir liées au coût des travaux de rénovation du centre culturel du Moulin des Muses, à la suite des inondations, sont bien inscrites au budget d’investissement de la commune pour 2025 (environ 500 000 €).

 

Aménagements du quartier du Pont des Gains

La Municipalité travaille depuis plusieurs années sur la réhabilitation de la friche industrielle du Pont des Gains afin de la transformer en un écoQuartier qui regroupera des logements, des commerces, des équipements et des parcs publics ainsi qu’une ferme. À la suite de la désignation d’un aménageur en 2025, la concertation, déjà engagée depuis plusieurs années avec la population, sera poursuivie. À la suite de l’enquête qualité, il apparait que 22,6 % des Breuilletois ayant répondu à l’enquête se déclarent intéressés pour participer à un groupe de réflexion et de travail autour de ce projet. Madame le Maire indique que la population sera informée à chaque étape du projet et des ateliers de travail seront organisés afin d’associer autant que possible la population à la réalisation de ce nouveau quartier.

 

Les orientations de demain

Améliorer la vie quotidienne de tous les Breuilletois, assurer l’avenir de nos enfants, préserver notre cadre de vie et favoriser les liens entre tous les habitants, tels sont les grands objectifs de la Municipalité. À la question, dans le futur, quelles seraient selon vous les actions prioritaires à mener ? (plusieurs réponses étaient possibles), les Breuilletois interrogés ont répondu de la manière suivante :

  • 59,9 % : Dynamiser les zones d’activités économiques pour favoriser les emplois
  • 53,4 % : Renforcer la sécurité
  • 38,9 % : Mettre la priorité sur les politiques en directions des enfants/jeunes
  • 36,9 % : Développer les actions de solidarité pour les plus fragiles
  • 26,8 % : Proposer davantage d’animations et de festivités
  • 19,1 % : Investir dans de nouveaux équipements
  • 8,1 % : Construire des logements

Si dynamiser les zones d’activités économiques pour favoriser les emplois arrive en 1ère position Madame le Maire rappelle toutefois que cette compétence est assumée conjointement par la région Île-de-France et les communautés d’agglomération. Pour Breuillet, il s’agit donc de Cœur d’Essonne Agglomération. Des projets sont d’ailleurs en cours autour des zones d’activités économiques de la commune, notamment celles située au 50 route de Guisseray afin de pouvoir permettre le développement de nouvelles activités artisanales. 

Pour certains, cette orientation s’explique par l’envie d’une partie de plus en plus importante de la population de pouvoir travailler à proximité de son habitation et éviter ainsi des temps de trajet trop long, ce qui permet une meilleure qualité de vie. Le bon fonctionnement de l’économie locale passe également par le dynamisme des commerces de proximité. À ce titre la commune travaille sur un réaménagement du centre-ville pour le rendre plus attractif ce qui permettra de valoriser les commerces existants ou à venir. Le réaménagement répondra également à d’autres enjeux liés à la nécessité de désimperméabiliser une partie du centre-ville pour éviter autant que possible le ruissellement des eaux de pluie et permettre leur infiltration à la parcelle.

Au niveau du centre-ville, une remarque est formulée pour exprimer l’envie de disposer de commerces de proximité plus diversifiés notamment avec par exemple une brasserie qui pourrait être ouverte en soirée pour offrir davantage de convivialité et d’animations.

53,4 % des Breuilletois estiment qu’il faut renforcer la sécurité. Au regard des chiffres transmis chaque année par la Gendarmerie nationale et la Police municipale, force est de constater que Breuillet reste une commune sûre. Madame le Maire rappelle les actions mises en place ces dernières années afin de veiller à la tranquillité publique. Le service de la Police municipale a fait l’objet d’une mutualisation avec la ville de Bruyères-le-Châtel afin de disposer de moyens humains et matériels plus importants.

Une remarque est formulée sur les horaires de travail des agents de la Police municipale afin de savoir si ces derniers ne pourraient pas plus travailler en soirée et le week-end. Madame le Maire explique que nous ne pouvons pas aller au-delà du cadre légal en termes de jours et d’heures travaillées. La Ville n’a pas les moyens budgétaires de recruter davantage de Policiers municipaux. Par ailleurs, il convient de bien repréciser que la sécurité est une compétence régalienne de l’État, exercée sur notre territoire par la Gendarmerie nationale.

Toujours dans le domaine de la sécurité, un diagnostic a été lancé pour améliorer notre système de vidéoprotection. Une remarque concerne le développement des équipements sportifs dans la mesure où les créneaux d’utilisation risquent de ne plus suffire pour répondre à la demande notamment celle des associations et faire face à l’augmentation de la population. Madame le Maire indique que cela fait déjà partie des points de vigilance. Elle rappelle aussi que la ville dispose d’un nouvel équipement avec le Gymnase des Larris depuis janvier 2024.

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